Pas à pas

SPAHI MAROCAIN (Ribécourt 1914)

DÉCOR :

Le décor est terminé et n'attend plus que sa figurine. Les éléments fournis avec la figurine sont intégrés dans des éléments faits "maison", principalement le mur en briques en arrière plan. La position de la figurine a été déterminée et les trous sont percés. Il n'y aura plus que quelques travaux de rebouchage et peinture pour l'intégration de la figurine au décor. Les feuilles mortes sont réalisées avec des graines de bouleau. Le mur est fait en plâtre sculpté.

BAS DE LA FIGURINE :

Vue du pantalon, des chaussures et des houseaux en cuir fauve. La peinture du fait est en mode zénithale, je rajoute du brun Van Dyck dans le mélange de bleu du pantalon pour la partie basse : ceci donne un aspect sali (en lien avec le décor). Les quelques plis visibles sont réalisés en trompe-l’œil pour donner un aspect froissé. Les cuirs sont finis au jaune de Naples et blanc de titane pour donner un aspect usé. Les cuirs de la sacoche et des cartouchière est juste commencé, on aperçoit les partie supérieures qui sont juste éclaircies.

Pantalon et chaussures

TUNIQUE :

Cette vue permet de voir plus en détail le visage et la première couche de rouge (sur l'avant et l'arrière). J'ai d'abord passé une sous couche à l'huile (visible sur le bras gauche) puis je commence à travailler par zone et pli par pli.

Tunique garance

Tunique vue arrière

Vue arrière après un deuxième passage. J'ai repris chaque ombre et chaque pli. Les clairs sont agrémentés d'un peu plus de jaune de Naples qui va  dé-saturer le rouge et donner un aspect délavé

Tunique vue arrière deuxième passage

VISAGE ET CUIRS :

Vue en détail du visage.

Vue visage

 Détail des cuirs (bretelle et cartouchières)

Vue sur les cuirs

TURBAN :

Voici les dernières avancées sur le turban réalisé avec différents mélanges. Dans un premier temps j'applique de l'orange de cadmium mélangé avec une pointe de jaune de mars et de brun Van Dyck. Je reviens ensuite avec cette dernière couleur pour ombrer les zones telles que le dessous du menton et de la barbe ainsi que le dessous du turban. Cette étape permet de définir les différentes zones : ombres profondes, bas du turban, partie intermédiaire et dessus (on éclaircit avec du blanc et jaune de Naples) qui seront traitées différemment par la suite.
Ces zones sont ensuite reprises plis par plis (comme pour la tunique). Partie basse base à l'orange de cadmium pur avec une ombre en garance brune alizarine. Plus je monte vers le haut du turban plus je rajoute du jaune de Naples à ma base pour faire mes éclaircies et de l'orange dans ma garance brune pour atténuer mon ombre. Le premier mélange reste apparent à certains endroits. Cela  donne une plus grande diversité de couleurs, avec des zones plus ternes. L'emploi de jaune de Naples pour éclaircir,  comme pour la tunique, permet de dé-saturer le orange et d'obtenir un aspect délavé.

A ce stade j'aurai encore besoin d'un ou deux passages pour finir d'accentuer les contrastes.


TITRE SUR LE SOCLE :

Un petit pas à pas sur la confection du titre sur le socle. Au préalable il faut vérifier que l'on dispose d'une imprimante avec l’option d’impression « miroir » et des transparents vierges pour rétroprojecteur (adapté au type d'imprimante jet d'encre ou laser). Dans mon cas (jet d'encre) ces feuilles présentent normalement deux faces bien  distinctes : un lisse et une dépolie sur laquelle on  imprime. Tout le travail va par la suite se situer sur cette dernière face.Tout d’abord on ouvre  une page sur Word. On insert une (ou plusieurs zone) zone de texte sur une page vierge. Le fait d'en avoir plusieurs permets de multiplier les essai de caractères, de  taille (et surtout d'en avoir plusieurs en cas d'erreur lors du découpage notamment). Je travaille en caractères blancs sur fond noir. Mais si on souhaite des caractères noirs sur un fond de couleur on peut faire l'inverse.  Cette méthode permet de choisir sa police de caractère (le site Dafont  permet d'en trouver dans tous les styles) ainsi que la taille et la disposition.  On choisit également les bordures proposées par le logiciel. Les prendre un peu épaisses permet d’avoir un peu de marge pour le découpage.
Une fois tout en place et à la bonne dimension, une impression en mode miroir donne une lecture inversée coté dépoli  et une lecture normale côté lisse (coté visible pour la personne qui regarde) comme sur l’exemple de ce titre pour un « crapouillot ».

Titre

Titre II

Un passage à la bombe de peinture (ou aérographe), toujours coté dépoli pour donner la couleur (or, argent, blanc,…) du texte (le fond reste noir). J’ai essayé la couleur directement avec l’imprimante mais cela ne tranche pas assez à mon gout pour les tons or ou argent. Personnellement je passe ensuite une deuxième couche de peinture blanche sur la peinture de couleur. 

Titre III

Une fois que le tout est sec un adhésif double face va permettre de coller une carte plastique qui donnera un peu d’épaisseur à notre titre. Ensuite la phase la plus délicate consiste en une découpe précise et nette avec une lame neuve (réglet métallique de rigueur). J'utilise de la carte plastique blanche ce qui laisse une surface de coupe de la même couleur. Un coup de marqueur noir permanent sur la tranche permettra d'y remédier. Il n’y a ensuite plus qu’à coller sur le socle avec un autre adhésif double face.





CENTURION ROMAIN (Deuxième siècle après JC) - Pas à Pas Scutum

PEINTURE DU SCUTUM :

Dessin de l'épisème : 

 

La peinture du centurion étant achevée, c'est au tour du scutum (le terme de bouclier n'étant pas utilisé à l'époque). Avant de commencer la peinture de ce dernier un peu de travail de modification. Le tour du bouclier a été refait en magic sculpt pour figurer une bordure cousue en cuir. La bordure métallique figurant à l'origine sur le bouclier était abimé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le papier calque est un gabarit pour dessiner et reporter l'épisème (motif peint) sur le scutum, après application de la sous couche.  Pour commencer  l’épisème est dessiné à l’échelle, sur une feuille de papier millimétré. Pour ce dessin, je me suis inspiré des deux articles  parus dans « Figurines Magazine».




L’épisème est ensuite décalqué sur le gabarit en papier calque. Pour cela j’utilise un critérium 0.3 mm (mine B). Le dessin est centré par rapport à l'emplacement de l'umbo (renfort métalliqu central).  L’épisème est ensuite reproduit sur l’envers du décalque. On a maintenant un tracé du dessin de chaque coté du calque. 




Le gabarit est placé à l’envers sur le bouclier maintenant sous couché en blanc. Le tracé est repris et va s'imprimer sur la surface plane du bouclier.On obtient de cette manière une ébauche du dessin sur la surface à pendre, centrée par rapport à l’umbo et sur le bouclier. Le fait d'utiliser une mine B (et non une HB) permet d'avoir un meilleur transfert du dessin sans être toutefois trop "gras".



Pour finir le dessin est « mis au propre » directement sur le bouclier avec la mine 0.3 mm. On reprend les tracés si nécessaire et on obtient un dessin qui pourra ensuite être mis en peinture. Les deux astérisques sur le haut du bouclier ont été rajoutées à la main pour occuper l'espace vide.

Peinture du scutum :

Voici le bouclier avec sa sous couche à l'huile. La couleur du fond est un mélange de jaune de mars, terre d'ombre naturelle et jaune de napples. La couronne de lauriers est faites d'un mélange de vert de cinabre, vert de vessie et blanc de titane. Les teintes sont appliquées légèrement diluée afin d'éviter les épaisseurs. Il ne s'agit pour le moment que d'une sous couche. Pour le ruban c'est du rouge de cadmium et pour les astérisques de la terre d'ombre naturelle. Les zones sur le haut du bouclier sont plus claires pour préparer la peinture zénithale.



Après 24 heures de séchage, le fond du bouclier est repris. Pour ce faire une deuxième couche est appliquée et "tirée" au maximum afin de ne pas créer d'épaisseur et de masquer toutes trace de blanc (encore visibles par transparence). Si cela ne suffit pas d'autres passages sont possibles (on travaille en glacis). Les teintes de base sont les mêmes que celles de la sous couche. Par contre on rajoute du blanc de titane pour les clairs. De la terre d'ombre naturelle pure est utilisée pour le bas du bouclier et le haut est peint en teinte de base plus blanc (plus on monte plus il y a de blanc). On peut préparer trois ou quatre mélanges (de plus en plus clairs) que l'on applique en autant de bandes horizontales que l'on fond entre elles ensuite pour obtenir un ainsi un premier éclairage zénithal. On éclaire (toujours avec du blanc) également le centre du bouclier pour faire ressortir les motifs par la suite et pour figurer l'usure. La bordure est ensuite peinte selon le même principe mais toujours plus claire que le fond du bouclier au même niveau (pour figurer une usure plus importante et pour contraster avec le reste).
Une ombre est appliquée et fondue sur tout le bord du bouclier (avant la bordure externe). Pour le bas  du bouclier il s’agit de brun van Dyck pur (plus foncé et surtout plus opaque que la terre d’ombre) puis on le mélange avec du jaune de mars pour faire les ombre plus hautes (afin de  respecter l’éclairage zénithal, plus on monte moins il y a de brun dans le mélange) . Différents mélanges de jaune de mars, terre d’ombre naturelle (ou brun van dyck) et blanc de titane sont appliqués aux endroits nécessaires sur le fond du bouclier là où la sous couche est visible, le dégradé ou des imperfections sont à reprendre) avec les mélanges les plus clairs sur le haut du bouclier. Les différences de nuance qui peuvent exister donne un peu de réalisme pour un bouclier usagé (taches, décoloration,….).


La couronne de lauriers a été reprise également. La première version qui m’a servi de trame pour celle visible sur la photo, ne me plaisait pas. Il a fallu reprendre les feuilles en arrondissant  ces dernières et en étoffant la couronne à certains endroits. Le mélange pour le  vert est composé de vert de cinabre foncé, vert de vessie et jaune de Naples. Plus on monte plus il y a de jaune de Naples dans le mélange. Les ombres sont réalisées avec du vert de cinabre pur.  Les feuilles sont redessinées de manière à les contraster encore et à leur donner une orientation (clairs en haut et ombre en bas fondus ensembles sur la zone intermédiaire). On utilise les mêmes mélanges que précédemment. Certaines ombres sur la parties basse de la couronne sont accentuées avec du brun Van Dyck (appliqué dans les zones les plus sombres au milieu de la couronne). Le ruban est lui aussi avancé : base rouge de cadmium foncé, clair en rouge de cadmium et ombre en garance brune alizarine.

L’umbo est pour le moment peint en acier graissé de chez Prince August avec juste un jus de terre d’ombre naturelle à l’huile. Il est détouré avec du brun van dyck. L'ombre est faite avec de l'huile noir de mars. On applique cette couleur sur les faces inférieures de tous les reliefs et on tire la couleur vers le haut. Cela permet de dessiner les formes. Quelques points de terre d'ombre naturelle (en jus) permettent de simuler des traces d'oxydation. Les clairs sont faits à l'acrylique couleur "argent".


Photo précédente, face externe du bouclier terminée. Au final la couleur de fond aura nécessité 6 à 7 passages selon les endroits. Ce sont des glacis deposés aux endroits nécessaires puis fondu avec un pinceau brosse. Pour la couronne et le ruban rouge on pratique de la même manière.  L'umbo est également terminé.


Les traces de coups sur le bouclier et l'umbo :

 

On applique bord à bord deux traits : l'un est sombre et est tiré vers le haut et l'autre est clair et tiré vers la bas. Il n'y a que les couleurs qui changent en fonction de la couleur de fond.  un trait fin supérieur de terre d'ombre naturelle (ou brun Van dyck) et un trait inférieur en jaune de mars et blanc de titane. Les couleurs ne sont pas fondues ensembles. Quand on traverse la couronne de laurier on remplace le mélange jaune de mars et blanc par le mélange de vert éclairci pour réaliser le trait inférieur. Pour l'umbo le trait supérieur est en noir de mars et le trait inférieur en argent. uclier :

 

La face interne du bouclier :

 

Une sous couche à l'huile est tout d'abord appliquée : il s'agit d'un mélange de jaune de mars et de rouge de cadmium, avec de la garance brune alizarine disposée dans le frais et fondu pour les zones d'ombres et les parties inférieures.On reprend les défauts avec le mélange de base dans un premier temps. On rajoute ensuite du blanc de titane à la base pour traiter les parties usées, supérieures ainsi que pour le travail en micro peinture pour représenter les coups et les défauts (surtout sur les renforts). Les ombres bases ont été accentuées avec la garance brune.

 

Mise en place avec la figurine sur le socle :

 

 Les bordures et les traces de boues seront terminées à ce moment. Voici donc le scutum terminé et assemblé avec le reste de la figurine. Il restera quelques retouches à faire : bordures, traces de boue et d'humidité.


 

l'ilotier

Voici ma dernière acquisition, une figurine résine 54 mm de chez MK 35 intitulée "Georges le policier"

Comme vous pouvez le voir le montage semble sans difficulté.

L'essentiel du travail va consister à trouver une bonne mise en situation, je crois avoir une petite idée là dessus ...

 figrine pas à pas

Je vous retrouve très prochainement pour vous dévoiler mon inspiration !

Voici le résultat :

policier

policier 2

Sans surprise, le décor urbain est composé d'un muret en plâtre surmonté d'une grille en carton (maquettes création / voir liens), un peu de lierre de la marque mininatur apporte un peu de fraîcheur, le sol est également en plâtre moulé, le chien provient de la marque historex, sa patte arrière droite a été modifiée en position de "tir", et le plus déliquat, le panneau d'affichage "défense d'uriner" à la bonne échelle, conçu par Pierre de Maquettes créations qui donne tout son sens à la scenette !

ARTILLEURS FRANCAIS 1917 (65 mm)

Le montage :

 

Après le décor voici maintenant l'assemblage et la préparation deux figurines de la boite. Je n'arrivais tout d'abord pas à identifier le modèle de vareuse portée par les deux artilleurs. J'ai donc décider de représenter une vareuse modèle 1915 (en dotation à partir du mois d'octobre de la même année et portée jusqu'à la fin du conflit). 

L 'intendance décide d'adopter, le 10 octobre 1915, un nouveau modèle de vareuse pour remplacer le modèle 1914, sujet de nombreuses critiques. La coupe générale du modèle 1914 est reprise mais avec une doublure complète (en toile blanche) et deux poches intérieures de coté fermées par une patte non boutonnée. Selon les fabrications ces poches sont plus ou moins hautes. Ce modèle est sans parement de manche, sans pattes d'épaule et avec un seul passant de ceinturon coté gauche.

 

 

Les modifications de la vareuse sur la figurine vont donc consister en :

- l'ajout des poches basses (une seule de visible sur une des deux figurines) et la suppression de la poche de poitrine pour les deux figurines.

- Modification des coutures (aux épaules et en haut des manches) qui n'étaient pas apparentes.

- Ponçage de l'empiècement en haut des manches.

- Modification de la partie basse des manches qui étaient sans parement.

- Inversion des cotés boutons et boutonnières. La vareuse se boutonnait à gauche et non pas à droite comme sur les figurines originales.

- Réalisation de cinq boutons à droite (quand ceux-ci sont visibles).

- Réfection du cordon pour porter le masque à gaz pour la figurine avec pipe.

- Galons de première classe rajouté (facultatif!).

J'ai également enlevé tous les chevrons et je n'ai gardé que l'insigne des crapouillots portée sur la manche gauche. Un certain nombre de coutures non sculptées seront réalisées plus tard à la peinture, en trompe l’œil. Ensuite à part la réalisation du cloutage sous la chaussure de la figurine en appui sur le crapouillot, le reste de l'uniforme est préparé de manière classique (ponçage des traces de moulage, rebouchage où cela est nécessaire,...).

 Après la montage, la peinture :

Voici donc le début de la peinture avec le pantalon et les bandes molletières. J'utilise un mélange de blanc de titane, bleu indigo et terre d'ombre naturelle pour faire la couleur de base. Les ombres profondes sont faites avec un mélange indigo et brun van dyck. Plus je monte moins je mets de brun dans mon mélange. Je n'utilise pas de l'indigo pur car il donne au final une teinte trop bleue. Le rendu final doit être un peu sale.

 

 

.../...

 

ARTILLERIE DE TRANCHEE 1917 (65 mm)

       Je vais essayer de représenter une position d'artillerie de tranchée française à proximité des premières lignes en 1917. Les deux figurines et le mortier (voir l'illustration de la boite ci-dessous) sont issus de la gamme J.M.D. en 65 mm. Il s'agit de pièces en résine.

Le socle :

Dans un premier temps je prépare le socle en bois.  A l'origine il s'agit d'un socle en bois brut qui provient de chez Frédo le Socleur. Ce socle a été teinté avec de la lasure pour faire ressortir le veines du bois. Ensuite, il a été verni (vernis brillant incolore) puis poncé à l'eau, après 24 heures de séchage. On répète l'opération plusieurs fois jusqu'à obtenir une surface parfaitement lisse. Du vernis satiné incolore est utilisé pour la dernière couche et est appliqué à la bombe.

Le décor :

 
Un fois le socle prêt on peut passer à la réalisation du décor. J'utilise un carré de carton épais, aux dimensions du socle, qui va me servir à positionner les différents éléments projetés pour le décor et qui servira d'assise à ce dernier. Pour constituer les formes (parapet, sol,...) j'utilise du polystyrène extrudé, mis grossièrement en forme et en volume. Je souhaitais réaliser un angle de la position avec la vue dégagée sur les deux autres faces du décor. Seul deux éléments sont donc assemblés à angle droit et figureront les parois de la tranchée à cet endroit. Ces formes sont ensuite collées sur le carton et munies de tiges (quatre au total) en bois (pour une meilleure tenue du décor sur le socle, qui est lui même percé de 4 trous pour recevoir ces tiges). On recouvre ensuite avec du Polyfilla "rebouche bois". Sur les faces arrières du décor on ponce pour s'adapter le plus possible à la continuité du socle.   Aux endroits où l'enduit fera partie du décor, il est texturé et travaillé pour figurer au mieux l'aspect de la terre et des remblais de la tranchée. La partie basse des parapets était renforcées avec du bois de récupération afin de tenir la terre des parois pendant les bombardements et  les intempéries. J'utilise du balsa pour figurer ces éléments de soutien. De nombreuses photos d'archives permettent de se faire une idée des méthodes et des divers matériaux utilisés.

                     

 

Sur la photo de gauche on aperçoit le polystyrène extrudé mis en forme et muni de tige en bois. Le tout est collé sur une plaque en carton , approximativement aux dimensions du socle en bois que l'on aperçoit en dessous. Sur le cliché de droite les éléments de soutien de la tranchée réalisés en balsa. La tôle ondulée sur laquelle sont posés les deux premiers rangs de sacs de terre est un plaque de laiton façonnée à l'aide d'un gabarit en baguettes rondes type brochettes).

Une fois terminé on obtiens une face décor couverte de balsa sur les parties bases et le reste est recouvert de Polyfilla texturé pour figurer la terre remuée par les travaux d'excavation et une face arrière également recouverte de Pollyfilla, mais qui est poncé pour obtenir une surface lisse, en continuité avec le socle en bois. Cette partie sera ensuite peinte d'une teinte neutre et foncée.

Vue des deux parois de tranchée sur l'arrière du décor. Un scotch est appliqué sur le haut du socle et  protège ce dernier pendant les finitions du décor.

Les sacs de terre :

Je m'inspire encore de nombreuses photographies disponibles sur internet. J'ai utilisé la photo en dessous en essayant de reproduire les plis et l'aspect des sacs.

Pour la réalisation j'utilise du Milliput gris bi-composant. Une boule est mise en forme (extrémité ou travers) puis posée sur le décor dans sa position définitive (chevauchement de sacs, coins,...) puis viennent les finitions (plis, textures, ...) à l'aide d'outils fins. En fait il s'agit de demi sacs car une fois l'assemblage terminé il n'apparaît plus que les extrémités. Un petit "fil" de Milliput est posé sur le bord dans le frais, puis est sculpté  pour figurer la couture du sac. J'utilise en dernier lieu de l'eau pour lisser les surfaces et coller les éléments entres eux.

 

 Les sacs sont posés rang par rang. Je laisse en général sécher chaque couche pendant 24 heures.

 La plateforme de tir :

Une nouvelle fois  je m'inspire des nombreuses photographies provenant d'internet. Pour l'histoire, le mortier de 58 n°2 est une amélioration du mortier de 58 n°1, jugé trop fragile et imprécis. La nouvelle pièce d'artillerie est plus robuste, dotée d'un affut plus stable et d'un système de pointage en direction rudimentaire à l'aide d'une plaque d'appui incurvée, plaquée contre des sacs de terre et la paroi de la tranchée. L'augmentation de poids restait raisonnable et permettait le transport en plusieurs charges (dont un plancher en madriers ) en première ligne. La mise en batterie de la pièce nécessitait quelques travaux de terrassement.
La simplicité et la robustesse de cette pièce furent à l'origine de son succès. D'autres améliorations intervinrent au cours du conflit, notamment un volant de pointage en hauteur et un appareil de mise a feu par percussion.

Ce mortier composa l'ossature de l'Artillerie de Tranchées Française pendant tout le conflit et sur toutes les parties du front.

 Schéma du plancher en madriers (plateforme "eudier" et sous plateforme) ainsi que son assemblage (à gauche) et reste de plateforme "eudier", en l’occurrence la plaque d'appui permettant le pointage en direction (photo de droite). On aperçoit aussi sur le cliché de droite la vis de stabilisation du pointage en direction.

 Pour la réalisation du plancher et de la plaque, j'utilise du balsa, de la carte plastique ainsi que des rivets et des écrous récupérés sur de vieilles maquettes. 

 

 

La plate forme terminée et intégrée dans le décor (cliché de droite) et essai avec le mortier monté à sec (cliché de gauche). Les éléments de soubassement de la tranchée sont également quasiment terminés.

D'autres éléments sont réalisés pour les détails : barbelé, blindage de parapet, piquet, toile de tente,...

Le barbelé est réalisés à la main à partir de fil de cuivre et avec de la colle cyanoacrylate. La plaque de blindage quant à elle est réalisée en carte plastique découpée aux dimensions prescrites par la photo de gauche ci-dessous.

On rajoute quelques piquet en profilé plastique, un piquet porte barbelés  "tire bouchon" en fil de cuivre un peu plus gros et une vieille toile de tente jetée sur les sacs de terre, réalisée également en milliput.

Résultat final du décor avec un appret blanc.

 

 Le mortier de 58 mm :

 

On commence par le montage du canon de 58 mm. La pièce va avoir besoin d'être détaillée. Tout d'abord l'intérieur de la base du canon a été vidée à l'aide d'une fraise montée sur une mini perceuse. Après ce travail il ne subsiste que les deux parois latérale et l'arrière en arc de cercle, de la pièce d'origine. La structure interne, le dessus ajouré et le fond en dessous sont ensuite refaits en carte plastique puis assemblés à la pièce en résine. On aperçoit également au dos de la plaque le système de serrage pour assurer le pointage en direction.

Les anneaux de levage à l'avant de la pièce sont également refaits. J'ai utilisé les mêmes rivets de récupération que pour la plaque de tir incurvée. L'axe d'origine (moulé dans la masse) a été retiré et il ne subsiste qu'un trou à sa place. Cette pièce est refaite en tube creux aluminium et en baguette ronde de plastique. L'espace entre les deux guides pour le pointage en hauteur a  été réduit avec un baguette de plastique.

 Le canon est affiné et muni d'un nouvel axe pour le pointage en hauteur. A droite on voit l'ensemble des pièces assemblées.

Vue sur les vis de serrage. Celle pour assurer la direction est refaite en plastique. Les deux autres pour assurer le pointage en hauteur sont refaites en fil de cuivre et plastique. Nous verrons sur les clichés ultérieurs que finalement j'ai revu leur forme. Une première sous couche va permettre de voir les défauts (photo ci-dessous à droite) et de les éliminer par ponçage. Une fois cette étape achevée on passe à la peinture.

 L'ensemble de la pièce est d'abord peint avec un gris rouille à l'énamel (Humbrol, Heller ou Revell) puis est passé au vernis mat Revell. Cette couche doit être résistante par rapport au traitement futur de la pièce. Ensuite de la laque pour cheveux est directement appliquée sur toute la pièce (on peut aussi utiliser un aérographe pour plus de précision ou de finesse).  

 Ensuite, à l'aide d'un aérographe, on passe une couleur qui tend vers un gris bleu en appliquant le principe de la lumière zénithale. Les endroits les plus exposées à la lumière sont traités avec le mélange de base éclairci au blanc.  Cette couleur est appliquée avec de plus en plus de  parcimonie pour finir juste sur les arêtes.

Une fois sèche, la pièce est badigeonnée d'eau puis brossée avec un pinceau brosse. Plus on insiste, plus on écaille la peinture et on donne un aspect usagé. 

Le reste consiste en un travail de micro-peinture avec des teinte à l'huile : on va éclaircir certaines zones avec une mélange de blanc, noir bleu et indigo, sali avec une pointe d'ocre jaune pâle. A ce stade on va également figurer les coulures de rouille, reprendre les éclats de peinture et accentuer les contrastes sur le gris. Des jus de terre d'ombre naturelle et brulée sont aussi appliqués pour les contrastes.Les parties mobiles ou manipulées par les artilleurs sont reprises avec une mine graphite pour faire ressortir le métal.

 

Peinture du décor :

Je commence par peindre le sol et la plateforme. Le décor a été peint intégralement en blanc (bombe de peinture "skull white" citadel qui me sert aussi à sous coucher les figurines). Ensuite la terre est peinte avec de la peinture enamel d'une couleur proche de la terre (n° 29 ou 72) qui servira de base. Après 24 heures de séchage, je passe plusieurs jus de différentes couleurs à l'huile (terre d'ombre brulée et naturel, vert olive). Ces jus sont plus accentués sur les extérieurs et notamment au pied des parois de la tranchée et autour de la plate forme là où il y a plus d'humidité. Les différentes aspérités sont peintes dans le frais des jus avec des couleurs plus claires pour figurer les parties plus éclairées et les cailloux. Il faut retenir le principe de multiplier les teintes (pour les jus et clairs) car un sol naturel ne présente jamais une couleur uniforme.

 

 On voit sur le cliché précédent que la plateforme de tir du crapouillot a été peinte avec un mélange de terre d'ombre naturelle et ocre jaune pâle. Différents jus terre d'ombre sont également appliqués dans les veines du bois. On va différencier le bois de la terre avec des teintes différentes. Par exemples pour le sols on va avoir une dominante de terre d'ombre naturelle et pour le bois de la terre d'ombre brulée, teinte plus chaude. Les parties métalliques rouillées sont peintes avec un mélange de terre d'ombre brulée et naturelle. Une seule couche est passée sur la photo. La teinte finale sera moins rouge car on aperçoit encore le blanc par transparence.

 


 Une fois le sol terminé, on poursuit avec les parois de la tranchée. Pour le sol et le bois le résultats final s'obtient après plusieurs passages. Les veines du bois, les cailloux et les aspérités du sol sont peintes une par une au pinceau. cela permet d'accentuer progressivement les contrastes et de travailler en éclairage zénithal.
Les teintes sont toujours les mêmes en faisant varier leur proportions respectives. Ainsi le bois de la plateforme est un  peu plus rouge que la paroi en utilisant de la terre d'ombre brulée en lieu et place de la naturelle pour le jus. Sur la photos précédente, il reste encore à faire les détails du bois (nœuds et veines) ainsi que l'extrémité des rondins. Le tour extérieur est peint en terre d'ombre naturelle afin de faire ressortir le décor plus clair.

Une attention particulière est apportée à la plaque de parapet. Elle a d'abord été peinte en un mélange de terre d'ombre naturelle (T.O.N.) et terre d'ombre brulée (T.O.B.) pour figurer le métal brut. Une fois ce mélange sec, on applique du maskol pour figurer les éclats de peinture. La plaque est ensuite peinte à l'huile avec une mélange d'ocre jaune, T.O.N. et blanc de titane pour figurer la teinte d'origine (plusieurs couleurs sont possibles après avoir encore consulter des photos sur internet. On figure les parties clairs (plutôt sur le haut de la plaque), les taches et les coulures dans le frais. Une fois cette couche sèche, le maskol est retiré pour faire apparaître le métal brut et corrodé. Le reste du travail consiste à reprendre en micro-peinture les éclats, les coulures et les taches où cela est nécessaire.

On passe ensuite à la peinture des sacs de terre et de la partie haute.

 

 

Les différentes "couches" de sacs sont peints (le mélange utilisé est très proche de celui des planches, je rajoute juste un peu de verre olive dans mon mélange) selon un gradient : plus on monte plus la teinte employée est claire (voir cliché de droite). Une fois cette couche sèche chaque sac est repris et peint dans le détail : couche sombre en dessous, plis et coutures en respectant toujours l'éclairage zénithal (voir cliché de gauche). Au final les sacs en haut seront quasiment blancs. Les détails tels que la toile de tente, les barbelés sont peints en dernier. 

Je rajoute aussi une pancarte et quelques outils.

 

 

 Voilà pour le décor. Une seconde partie sera consacrée aux figurines.

 ... / ...

 

 

 

 

Figurine "dubat" (Dominique)

figurine Dubat "la méridiana"

guerrier Dubat somalie 1939 (3)

Alors que l'Italie se rapproche de plus en plus de l'Allemagne nazie, un réseau de fortifications est construit (valle Alpino) et un nouveau corps est formé : les "GAF ou Guardia alla Frontiera" (guardes frontière). Ce corps est de nature défensif alors que c'est aux Alpini qu'est dévolu le rôle offensif en 1937.
La GAF regroupe l'infanterie, l'artillerie et le génie. L'image ci dessus est celle d'un GAF du XXXème secteur qui est rattaché à la défense des confins entre la Libye et l’Égypte.
Ici, un guerrier dubat, membre des GAF à la frontière entre l'Ethiopie et le Kénya (1939).

guerrier Dubat somalie 1939 (2)

guerrier Dubat somalie 1939 (2)

Figurine résine 54 mm de la marque "la Meridiana" guerrier "Dubat" (turban blanc) ou Bersaglieri noir, Somalie 1939 (troupe coloniale Italienne)

La figurine ne nécessite pratiquement aucun montage sauf les bras. Elle est apprêtée et tigée provisoirement sur son décor. Les bras ne sont pas encore collés mais tenus au patafix. j'ai décidé de changer légèrement la pose proposée par la marque (photo 1). Il m'a fallu détacher la main gauche qui était fixée au fusil. Il me reste encore à fixer la sangle du fusil et à peindre la figurine.

Le socle utilisé dans ce cas est en chêne brut, de fabrication artisanale, il reflète bien  l'ambiance sobre et aride du terrain somalien. Il nécessitera la pose d'un léger vernis foncé pour mettre en valeur la figurine.

Pièces en cours (Jean Pierre)

Séance d'initiation photo

A l'occasion de notre réunion de rentrée le samedi 27 Septembre 2014, Christian LE PRIOL, ex membre de l'association mais toujours sympatisant, est venu nous initier à la prise de photo de petits sujets. Chaque membre avait emmené son propre appareil photo. Nous en avons profité pour découvrir le matériel récent acquis par l'association : 2 spots ainsi qu'une cage de lumière de dimensions 50 cm X 50cm. Chacun a pu faire des essais avec son appareil. L'objectif de cette séance était d'acquérir les bases nécessaires à la prise de vue d'un modèle réduit et de pouvoir ensuite exploiter ses clichés à des fins personnelles et d'alimenter le site internet au travers de ses propres reportages ou de compléter sa propre galerie.